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Dans son travail l'Abrégé de Psychanalyse, Freud présente une dernière fois l'ensemble de ses considérations théoriques et techniques.
Au chapitre VII intitulé un exemple de travail psychanalytique, il s'interroge sur l'origine et le mode d'apparition des névroses. Il écrit : “Les exigences pulsionnelles du dedans comme les excitations du dehors agissent alors à la façon de traumatismes, surtout si elles rencontrent certaines prédispositions”. Plus loin, décrivant les événements de l'enfance qui pourraient avoir “des retentissements d'une importance primordiale” et constituer précisément ces prédispositions, Freud cite :
les abus sexuels perpétrés par les adultes;
les impressions produites par la participation, comme témoin auditif ou visuel, à des rapports sexuels entre adultes;
le complexe d'Oedipe qu'il va développer de manière détaillée montrant toutes les vicissitudes du développement libidinal.
Sacré Freud ! On le croit dans la fantasmatique infantile, il ressort la neurotica.
Ce qu'il y a de formidable chez lui, c'est ce refus d'exclure des hypothèses, c'est l'acceptation de la complexité même au prix de résultats incertains, provisoires, inachevés. Quelle richesse !
Entre le début et la fin de son travail scientifique, Freud va développer peu à peu une théorie de l'Inconscient, de sa structure et de son économie c'est-à-dire de ce qui l'anime. Mais, comme un objet ancien rangé dans un coin qu'on ne perdrait jamais tout à fait de vue, la théorie traumatique reste présente, en retrait, en sourdine.
Voilà donc que que Freud nous laisse en héritage :