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La première monographie de la Revue Française de Psychanalyse “La psychanalyse : questions pour demain”, reprenait les principales communications du Colloque de janvier 1989 à l'UNESCO organisé par la Société Psychanalytique de Paris.
Plusieurs autres monographies fort intéressantes ont été publiées depuis lors; je pense notamment aux thèmes “Angoisse et complexe de castration”, “Masochisme mortifère et masochisme gardien de la vie”, “La Boulimie”.
En décembre 1993, sous la direction d'A. Fine, d'A. Le Guen et d'A. Oppenheimer, paraît une nouvelle monographie “Les troubles de la sexualité”. Comme le mentionne l'introduction, l'idée d'une monographie sur ce sujet est née d'une constatation paradoxale : la psychanalyse tient son origine de l'étude des perturbations sexuelles à l'origine de la théorie des névroses actuelles; ces troubles, aujourd'hui, ne sont plus guère évoqués, à l'exception des perversions. Les symptômes sexuels auraient-ils disparu? Seraient-ils relégués aux sexologues, ou auraient-ils perdu de leur spécificité, voire leur impact? La psychopathologie aurait-elle évolué? L'intérêt des analystes se porte, depuis quelques années, sur les problèmes d'identité et d'identité sexuelle des patients dits border-line, des syndromes comme le transexualisme.