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“L'espace est la forme de la puissance des hommes, le temps est la forme de leur impuissance”.
Peut-on concevoir une rencontre, un échange, autrement que dans un moment d'intensité et d'étendue.
Peut-on concevoir une évocation autrement que procédant, aussi pauvre ou aussi abstraite soit-elle, d'une figuration interne en tension d'existence espérant trouver chez l'Autre une reconnaissance qu'elle que soit la forme que prenne cette dernière.
Et me voilà parlant de “rencontre” : donc de son “lieu”, de son “temps” et de sa “force” ! A la suite de FREUD, c'est bien en s'obstinant à fixer quelque chose du lieu et du temps qu'en psychanalystes nous espérons, au creuset de la cure et des échanges singuliers qu'elle concentre et amplifie, permettre et supporter, avec chacun de nos analysants, le déploiement et l'apaisement de forces en errance et en souffrance de rencontres manquées.
S'il est vrai, comme nous le rappelle P.L. ASSOUN (1981), que dans la genèse de sa réflexion psychanalytique, FREUD a commencé par être préoccupé par la question de la dimension économique dont on sait, par exemple, toute l'importance dans “l'Esquisse” de 1895 (a), récurremment, au moment de sa maturité épistémologique de 1915, dans son essai métapsychologique sur “L'Inconscient, il nous indiquera clairement ce que sont devenus pour lui l'ordre, la prévalence, l'articulation nécessaire et l'indissociabilité des points de vue de sa recherche, à savoir : d'abord une théorie des lieux : la Topique, ensuite une théorie des forces : la Dynamique, auxquelles doit s'ajouter enfin une Théorie de l'énergie : l'Economique. A partir de là cet impératif restera présent tout au long de son oeuvre, ses schémas topographiques et topiques forcés de se transformer, sous la pression de sa clinique, d'une empreinte statique dérivée de sa précédente pratique anatomique et optique vers celle plus dynamique étayée pour une part par la thermodynamiq