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“Avec ce numéro, écrit Alain de Mijolla, se termine l'aventure de la Revue internationale d'Histoire de la Psychanalyse”. Ces premiers mots de l'Editorial m'ont stupéfait ! Moi qui n'avais jamais mordu à l'histoire enseignée au Collège secondaire, mais que la pédagogie géniale d'un Robert Aubert, au niveau de mon cursus universitaire, plus particulièrement dans le domaine de ia critique historique et de l'histoire ecclésiastique, avait convaincu de l'intérêt exceptionnel qu'il faut accorder à l'histoire, - je me trouvais assommé par ces quelques mots, nous annonçant que nous allions être privés d'un instrument de travail devenu familier.
L'on sait ia difficulté des analystes à prendre un temps de pause, à jeter un regard rétrospectif, à mettre de la distance dans leur réflexion sur un patient. Toutes tâches ardues, il est vrai, auxquelles nous familiarisait la démarche historique. Ainsi allons-nous nous en trouver privés !
La raison de cet arrêt, nous dit A. de Mijolla, est la nouveauté de l'entreprise, au niveau editorial, et les réticences qu'elle a pu rencontrer, en dépit d'encouragements et d'aides multiples. C'est là qu'on peut mesurer la quantité de travail effectuée par Mijolla, son épouse et quelques collaborateurs. C'est l'occasion de leur dire notre grande admiration.
A. de Mijolla fait état de l'indifférence, voire du rejet manifesté par les psychanalystes face à Mce qui prétend traiter de leur passé”. Cette réaction “inquiétante” se double cependant du fait que la situation des chercheurs français s'est révélée jusqu'ici bien précaire en raison de l'origine essentiellement anglo-saxonne des sources. Mais ne nous y méprenons pas : l'attitude des psychanalystes, les premiers à devoir s'y sentir intéressés, n'y est pas étrangère. (Sans doute, il faut le dire, les moyens modernes de copie ont pu aussi favoriser certaines désertions).
Ce dernier numéro nous offre, à nouveau, une ample moisson de réffexions. Trois volets composent le propos : une approche méthodol