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La notion d'une exigence de travail psychique imposée par la dimension subjective de l'objet s'inscrit dans un débat central de la psychanalyse : on pourrait le dire inaugural, si l'on considère qu'il concerne la prévalence qui doit être accordée à la réalité de l'objet ou à la réalité du fantasme dans la psychogenèse des névroses; on sait qu'il persiste bien après l'abandon de la Neurotica, et qu'il nourrit les transformations introduites par la seconde théorie de l'appareil psychique. Un tel débat est au coeur des recherches qui portent sur ce qu'aujourd'hui nous nommons la transmission de la vie psychique entre les générations, recherches qui reprennent les interrogations constantes posées par Freud sur la fonction de l'autre dans la psyché du sujet.
La question qui nous occupe est celle de la consistance subjective de l'objet et de ses effets sur la formation des systèmes et des instances de l'appareil psychique, précisément de l'inconscient et du préconscient. Toutefois, cette question ne s'arrête pas sur cette formulation : elle en inclut une autre, plus complexe, parce qu'elle prend en considération ce que je propose de nommer des conjonctions ou des corrélations de subjectivités.
Il me faut expliciter cette proposition concernant les corrélations de subjectivités. Il ne s'agit pas seulement de prendre en considération les rapports du sujet à l'objet, mais les co-relations croisées du sujet à l'objet en tant que celui-ci est animé de ia présence, de différentes qualités de la présence de l'autre. Ce sur quoi je veux insister n'est pas tant pas la question de l'altérité de l'objet, ce qui suppose une maturation dont les conditions restent à énoncer, mais plus simplement et plus radicalement, la prise en considération, dans l'objet, du désir d'un autre, ou d'une animation psychique de l'objet par le désir à un autre, de plus-d'un-autre. Po