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On avait pu se féliciter à l'époque de voir de M'Uzan rassembler dans un volume, De l'art à la mort des textes publiés au fil du temps. On se félicitera de disposer aujourd'hui d'un nouveau recueil, qu'il qualifie lui-même de “suite naturelle” tant les notions déjà évoquées dans un premier temps trouvent dans un second divers prolongements.
Sans doute, à collecter ensemble des textes d'origines diverses, l'unité n'est pas d'emblée acquise, l'unité n'en est même pas, à mes yeux, vraiment nécessaire ! Certes un fond stable d'inspiration anime l'ensemble, mais pourquoi faudrait-il avoir affaire à une totale cohérence? Ce qui me semble plutôt l'essentiel, c'est le regard obstiné porté par l'auteur sur le travail de l'analyste, sur sa capacité à se laisser modeler (à ce titre, les notions de système paradoxal et de spectre d'identité indiquent impérativement les conditions de l'accès à ce qui se donne de l'inconscient), sur la créativité qui en résulte dans la naissance d'une “chimère”, oeuvre commune de l'analysant et de son analyste. L'auteur interroge de cette manière, et sous diverses facettes, le bien fondé, la pertinence et l'efficacité de l'interprétation.
“Essais” sur l'interprétation, écrit-il, en employant le pluriel, et il a raison. Il n'existe pas un mode d'accès, mais de multiples, et l'interprétation