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Lorsque l'on évoque le courant kleinien, H. Segal ne me paraît pas avoir le même droit de cité que celui qui est accordé par exemple à Meltzer, à Bion, à Rosenfeld…
Et pourtant, c'est H. Segal qui, dès 1964 (traduction française en 69), nous communique sa remarquable: “Introduction à l'oeuvre de M. Klein”. En 1979 (1982 pour la traduction française), nous découvrons: “M. Klein,
développement d'une pensée”. Je voudrais aussi citer, côté livres: “Délire et créativité”, publié en 1981 en anglais et en 1986 en français. Sans compter ses nombreux articles, que je ne rappellerai pas, hormis “Notes on symbol formation” (International Journal of Psycho-analysis, 38 en 1957) avec la fameuse équation symbolique…
“Rêve, art, phantasme” constitue une étape complémentaire dans le long cheminement théorico-clinique d'H. Segal commencé juste après la dernière guerre. Dans sa préface, Betty Joseph rappelle en effet qu'H. Segal a présenté à son premier travail à la Société britannique de Psychanalyse en 1947: “Une approche psychanalytique de l'esthétique”, publié en 1952 dans l'international Journal of Psycho-analysis, 33. Dans ce nouveau livre, elle retourne à cet intérêt à travers ses trois derniers chapitres.
Les cinq premiers chapitres reprennent ou développent des concepts centraux de la métapsychologie, qui préparent les chapitres: “Freud et l'art”, “Art et position dépressive”, et “Imagination, jeu et art”.
Les trois premiers chapitres constituent des classiques en leur genre; “La voie royale”, “Le Phantasme” et “Le symbolisme” permettent à H. Segal de reprendre des thèmes fondamentaux à partir de Freud, en passant par M. Klein et Bion et en apportant de nombreuses contributions personnelles où les aspects cliniques, théoriques et de psychanalyse appliquée sont constamment en interreiations.
Dans “La voie royale”, H. Segal rappelle bien évidemment les découvertes freudiennes, notamment la notion de travail du rêve, première description d'un concept plus large, à savoir le travai