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Dans un article antérieur (7) j'ai suggéré que l'effet thérapeutique de ces prises en charge particulières que sont les thérapies conjointes, résultait de la “mise en scène”, par le bébé, du conflit interactionnel. En effet, en se manifestant par cette mise en acte à un moment précis et significatif du discours parental, l'enfant met en évidence ce qui, pour lui, est problématique dans ses relations avec ses parents. Il permet ainsi au thérapeute de décoder le message, d'élaborer les émotions projetées en lui par l'enfant et par les parents et d'interpréter les mobiles inconscients des différents participants au “jeu scénique”. Dans cet article, je détaillais les conditions du cadre et les particularités de l'écoute nécessaires pour rendre cette mise en scène possible.
Actuellement, je voudrais approfondir les mécanismes psychiques qui peuvent rendre compte des résultats de ces traitements de la relation précoce parents-enfant qui sont habituellement spectaculaires et rapides.
Je propose de classer les causes des troubles fonctionnels du jeune enfant (pour mémoire : troubles du sommeil, de l'alimentation, de l'acquisition de la propreté, etc…) en deux catégories :
ceux liés à un traumatisme précoce subi par l'enfant,
ceux liés à la transmission d'un message transgénérationnel.
Dans la première catégorie se situent des enfants ou des familles qui ont subi des séparations précoces ou brutales. Ces événements peuvent devenir traumatiques pour l'enfant lorsque son entourage n'arrive pas à intégrer mentalement l'incident. La capacité de rêverie et de contention des parents est débordée et par conséquent, le tout jeune enfant n'est pas soutenu ni aidé dans ses efforts d'intégration et de transformation de ce qu'il perçoit et ressent. Les traces mnésiques de ces perceptions ne pourront pas ou incomplètement, subir le travail de transformation lié à la symbolisation primaire, puis secondaire (2).
La seconde catégorie de troubles comprend un vaste éventail d'événements auxquels l'