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Pour ia vaste question du Surmoi, le Comité de Rédaction des Monographies a estimé indispensable d'y consacrer deux volumes.
Surmoi I aborde le concept freudien et la règle fondamentale. C'est Jean-Luc Donnet, seul, qui parcourt l'itinéraire de Freud en développant longuement une première partie : “Ambiguïté du Surmoi freudien”.
Dans un premier chapitre, Jean-Luc Donnet reprend la 31 ème Nouvelle Conférence de Freud. “La décomposition de la personnalité psychique”. Jean-Luc Donnet commente, après 1920, la 2ème topique avec l'accès au Moi et la différenciation Moi-Surmoi, l'analyse du Moi, ainsi que l'extrémité opposée de l'appareil psychique, le Ça. Il se penche sur différentes perspectives du Surmoi : structure acquise comme “héritier” avec l'étude de l'identification et de sa réussite, ensuite le Surmoi, héritier du complexe d'Oedipe, et le Surmoi porteur de la fonction de l'idéal. L'auteur reprend les conditions et sources du Surmoi, toujours dans la perspective freudienne, pour évoquer par après, en psychanalyse appliquée, la psychanalyse des masses et le Surmoi transsubjectif et transgénérationnel, point de vue que j'ai personnellement relu ici avec beaucoup d'intérêt.
Le second chapitre commente la 32ème Nouvelle conférence sur “Les pulsions du Surmoi”, avec, bien évidemment, toute la question de la cruauté du Surmoi, et ses rapports avec la pulsion de mort, le besoin de punition, ia réaction thérapeutique négative etc… C'est le grand revirement de la métapsychologie freudienne d'après 1920 et de ses enjeux spéculatifs ultimes, pour reprendre les propos de J.L. Donnet, dont il est question dans ce chapitre, ce qui rejoint les récents propos de R. Roussillon lors de ses dernières conférences de décembre 1995 à la Société Belge de Psychanalyse et à l'A.P.P. Psy.
Poursuivant l'itinéraire freudien auquel il nous a conviés, J.L. Donnet reprend, dans “Malaise dans la civilisation”, les deux sources de l'agressivité du Surmoi (ch. 3); puis, à partir de “Le Moi et le Ça”