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C'est un volume substantiel qu'a mené à bonne fin René Kaës, avec l'aide d'une quarantaine de collaborateurs, pour rendre hommage au maître et penseur Didier Anzieu, dont Janine Puget fait remarquer à juste titre que toute son oeuvre “a affaire au savoir en lui-même”.
Quasiment d'entrée de jeu, le lecteur se sent requis par l'entretien avec Didier Anzieu, puis par un fragment autobiographique dans lequel il raconte comment Lacan a cherché à l'avoir sur son divan, alors qu'à son insu sa mère avait été le cas de thèse de Lacan, la fameuse Aimée ! Et Anzieu d'évoquer ce parcours chaotique pour cet adolescent qu'il était, “affronté à la psychose privée d'une mère et à la névrose du groupe familiar. Pas étonnant qu'il ait puisé là son intérêt pour l'énigme du psychisme.
Autre réflexion que je désire épingler : sa conviction accrue, au fil des expériences dans les institutions scientifiques, “du décalage entre les opinions et les comportements des gens, de la peur des groupes de prendre des décisions fondées, de leur désarroi devant l'action intense de la pulsion de mort”.
Après cette ouverture, quatre parties se distribuent les matières :
Les années d'apprentissage et l'enseignement du professeur (Strasbourg, Nanterre).
Les recherches dans la psychanalyse.
Certains développements de la psychanalyse vers la psychologie projective, le psychodrame, la famille et le groupe, la création littéraire et autre.
Une rubrique intitulée livres ouverts qui décrit l'intérêt d'Anzieu pour Pascal, son oeuvre de directeur de collection et se termine par une bibliographie détaillée de son oeuvre.
A travers ces divers axes, se maniazfeste la fécondité de l'oeuvre d'Anzieu. Je voudrais, parce qu'il faut bien suivre ses propres intérêts et renoncer à rendre compte dans le détail de l'ensemble de cet ouvrage, faire ressortir la portée de deux ou trois textes.