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“Si j'avais souhaité être femme c'eût été pour être femme parmi les femmes”.
Les considérations que je présente s'incrivent dans le fil des réflexions qui ont retenu mon intérêt durant ces dernières années, réflexions qui se centrent autour du féminin: identité féminine, identité au féminin (1993), transmission du féminin (1996), mais aussi importance de l'homosexualité féminine dans les cures de femmes (1990), autant de sujets qui furent l'objet de mon attention. Que de féminin donc, excès qui m'a conduite récemment à revenir au masculin sous le couvert de la bisexualité psychique (“La bisexualité psychique, guerre et paix des sexes”, article à paraître dans la monographie de la Revue Française de Psychanalyse).
Dans les pages qui suivent, c'est à l'homme que je m'intéresserai spécifiquement et ce en considérant son problème de front, à savoir celui de l'affirmation de l'identité masculine. On a beaucoup débattu ces dernières décennies, de la femme, des entraves à son libre épanouissement, de ses difficultés à affirmer, assumer, défendre son identité féminine. Et l'homme? N'est-il pas en butte, lui aussi, à de telles difficultés laissées dans l'ombre par les intérêts psychanalytiques d'aujourd'hui? (D'autres que les analystes ne les oublient bien évidemment pas, de Marie-Claire à Badinter, en passant par les émissions de TV ou les enquêtes de la presse à sensation).
Pour ma part, je me pencherai sur les difficultés d'affirmation identitaire de certains hommes telles que la clinique les donnent à voir. Je ne crois pas mes propos nécessairement très originaux : nous gardons tous en mémoire des articles “anciens” qui exposaient et théorisaient l'impact de la relation à la mère sur les réalisations narcissiques mais aussi sexuelles des hommes. Mes propres constatations cliniques recoupent de telles observations. Je tenterai toutefois d'aborder mon sujet selon des points de vue plus “actuels”, éclairages différents en articulation sur des “théories élargies” de la psychana