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Le centenaire de la découverte de la psychanalyse a donné lieu à plusieurs publications, d'importance variable, et quelle que soit en définitive la date réelle de la trouvaille freudienne, attribuée par certains à Emmy von N. lorsqu'elle enjoignit à Freud de la “laisser parler”! Remarque suggestive. Sans que je veuille ainsi minimiser l'écrit princeps de Freud considéré mériter cette célébration centenaire.
La littérature psychanalytique ne s'est jamais montrée aussi prolifique. Rien qu'au rayon des revues, de nouvelles initiatives voient le jour, certaines anciennes se maintiennent avec ou sans lifting, d'autres ont le chic de mettre un terme à une carrière brillante, je pense notamment à la “Nouvelle Revue de Psychanalyse”, qui apporta beaucoup au sein et aux confins de la psychanalyse, et dont son directeur Pontalis a eu l'intelligence et la modestie d'y mettre un terme. Le souvenir de lectures passionnantes n'en sera que plus vivace. Epinglons ici l'intérêt constant du “Journal de la Psychanalyse de l'Enfant” et le destin quelque peu essoufflé de la revue “Adolescence”.
Parmi les publications, un mot d'abord d'un numéro spécial de Panoramiques, sur Cent ans de divan (1), à la méditation desquels sont conviés une multitude de signataires, à l'identité professionnelle parfois imprécise. Mais qu'importe? L'essentiel est manifestement de montrer la mosaïque saisissante d'idées, de courants, de questions qui traversent, c'est dit clairement, le paysage français. Je vois mal en quoi un lecteur non averti en garderait plus qu'une impression d'anecdotique. Dommage de rater une pareille occasion de disserter vraiment - je cite deux titres de sections -, sur le “malaise humain” et les “analystes en dehors de leur cabinet”.
En comparaison, L'apport freudien, sous la direction de Pierre Kaufmann (2), contraste par le travail minutieux, précis, bien documenté dont if témoigne. Par son sous-titre, il indique le cadre d'une telle publication, les “éléments” dont il est question s