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Aussi longtemps que la psychanalyse s'occupait des névroses, et que la répression fut considérée comme ‘la pierre angulaire’ des problèmes névrotiques, I'interprétation fut la pierre angulaire de la technique analytique. Cette interprétation visait la mise à jour des systèmes défensifs d'abord, pour pouvoir atteindre ensuite le désir conflictuel refoulé. Tout autre intervention d'élaboration, de clarification ou de confrontation p. ex., était considérée comme la préparation de ce but principal qui allait finalement résoudre la névrose de transfert.
Le développement de la pensée analytique n'a pas seulement introduit de nouveaux modèles concernant le fonctionnement psychique, et de nouvelles idées sur ce qu'il fallait mettre à jour, donc interpréter, mais ce développement a aussi eu pour conséquence que des personnalités de structures borderline et narcissiques ont été acceptées en analyse, ce qui nous a obligé une fois de plus à repenser la théorie du développement du fonctionnement psychique, et à remanier la technique analytique en fonction des besoins spécifiques de ces personnalités là.
Ce qui m'étonne souvent, ce sont ces discussions concernant l'authenticité des cures analytiques qui ne sont pas des ‘cures types’, et la tendance de parler d'analyse ‘classique’ quand on travaille suivant la technique originale développée par Sigmund Freud, impliquant que ce ‘classique’ est vraiment le seul ayant droit à l'appellation ‘Grand Cru, Mise au Château’. Pourtant, c'est Freud lui-même qui a dit à plusieurs reprises que sa technique s'était développée surtout à partir des caractéristiques de l'hystérique, et que les différentes formes de maladies psychiques ne pouvaient pas être traitées par la même technique (1919); ou que : le succès n'était possible que si le traitement était adapté aux caractéristiques de la maladie . Jamais, il n'a ajouté que ces adaptations ne seraient plus considérées comme de la psychanalyse !
La plupart du temps le travail analytique a