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“Le deuil de Freud, c'est tout cela… L'avenir de la psychanalyse dépend en partie de la façon dont celle-ci saura affronter les questions que nous avons posées ailleurs:
l'analyse des contradictions entre la psychanalyse et la réalité sociale;
l'analyse des contradictions au sein des institutions psychanalytiques, formations intermédiaires entre la réalité sociale d'une part, la théorie et la pratique psychanalytique de l'autre;
l'analyse des contradictions nées au sein de la pratique et de la théorie psychanalytique.”
MFD : “André Green, en 1975, dans votre article Ta psychanalyse, son objet, son avenir” vous souligniez déjà que l'avenir de la psychanalyse dépendra non seulement de la nécessité de dépasser le deuil de Freud mais surtout de sa capacité à affronter les contradictions qu'elle rencontre sur son chemin.”
Vous faites allusion à mon article de 1975. En y relevant ces questions, vous vous êtes aperçue de son actualité. Pourtant, même si ces questions continuent à se poser, je ne suis plus, moi, dans le même état d'esprit. Au fond, l'idée générale de cet article est que nous sommes orphelins depuis la mort de Freud et que nous nous demandons comment nous débrouiller sans lui.
Aujourd'hui je n'ai pas l'impression que le problème se pose sous cette forme. D'abord, parce que, dans beaucoup de pays, au sein des divers mouvements psychanalytiques, il a été effectivement enterré! Je constate qu'on ne le lit plus partout dans la communauté analytique. C'est sans doute ce lien à Freud qui fait toute la différence.
Le point de vue qui était le mien en 1975 était celui de quelqu'un qui commençait à avoir, depuis quelques années, une expérience internationale. Celle-ci s'est interrompue par la suite. Mais, voyez-vous, malgré ce temps de latence, je conservais un certain espoir d'une élaboration du deuil de Freud qui permettrait d'ouvrir des voies vers l'avenir.
Je crois que vous allez beaucoup mie