You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
A l'heure où les progrès de la technique médicale appliquée aux PMA (procréation médicalement assistée)déchaînent polémiques et passions, le livre de Sylvie Faure-Pragier consacré à la stérilité dite psychogène se fait l'interprète d'une autre réalité, celle des femmes “infécondes”, appellation
préférée par l'auteur. Livre en tous points remarquable, il est le fruit d'une longue expérience dans ce domaine : l'auteur a travaillé comme consultante psychanalyste en milieu hospitalier pour ensuite assurer en privé avis, psychothérapies, psychanalyses de femmes “infécondes”. Par ailleurs, Sylvie Faure a partagé ses intérêts avec un groupe de collègues dans un séminaire de discussion.
L'ouvrage a le mérite, au-delà de la richesse et de la pertinence de son apport quant à l'infécondité proprement dite, de nous entraîner dans bien d'autres domaines, celui de la métapsychologie, de la théorie et de la pratique de la psychanalyse, d'abord. Mais S. Faure Pragier transmet également les méditations d'une psychanalyste devant d'autres horizons que sa pratique l'a conduit à interroger : l'éthique, le socius, voire le philosophique. Enfin, un très abondant matériel clinique illustre les considérations théoriques. Aussi, une note de lecture ne peut rendre justice au foisonnement d'idées que nous propose S. Faure-Pragier. Je ne ferai qu'évoquer certains éléments qui m'ont particulièrement frappée en souhaitant inciter le lecteur à prendre connaissance par lui-même de ce travail.
Si l'auteur préfère le terme d'”inconception” à celui, consacré, de “stérilité psychogène” c'est qu'elle interroge la causalité de cette manifestation du corps, question qu'elle étend d'ailleurs à des considérations plus générales et très intéressantes dans le champ de la psychosomatique. L'infécondité serait-elle de nature hystérique, le symptôme étant alors la traduction d'un sens inconscient? Ou bien, en accord avec les théories de l'école psychosomatique de Paris, serait-elle de l'ordre de l'irruption d'u