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Illustrées de clinique, je désire expliciter quelques idées de Bion éléments-β, abstraction et analogie.
Au-delà du geste vocal, crier traduit toute la violence de François (1); qu'elle habite la gorge, le ventre, les jambes. Quant à « pensée », je l'entends au sens le plus large. Elle émane des « situations émotionnelles » créées entre nous, dont sont abstraites des formes, modèles, images et autres configurations fantasmatiques.
Sur les conseils de sa neuropédiatre, la maman de François demande en juin ′96 de faire de la relaxation avec son fils de neuf ans, hyperkinétique, au comportement explosif, souvent violent. Elle précise d'emblée que François suit un traitement de psychomotricité à l'école, un Centre de Réadaptation très compétent.
Avant de recueillir des éléments d'anamnèse, je ressens toujours quelque hésitation. En fait, je tiens à ce trouble (dans la mesure où il reste léger). Je sais l'information nécessaire (la suite montre qu'elle est de taille et qu'il eût été aberrant - même scandaleux - de l'ignorer). Pourtant, j'ai à l'esprit la mise en garde de D. Meltzer : l'anamnèse peut jeter les bases d'une idéoiogie. En cela, il s'inscrit dans la seconde perspective de Bion, au-delà du lien de connaissance (C). « Au-delà du principe de connaissance », selon l'heureuse formule de Rudi Vermote. Informer, expliquer exilent de l'être.
« Au cours de l'analyse, il est inévitable que l'analysant donne une grande quantité d'information sur lui-même; tout comme l'analyste transmet une information sur l'analyse. Au mieux, cette information est sans valeur; au pire, elle est nuisible car chaque analyse est unique. Parler de l'analyse ne l'est