You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans l'eau, dans l'air, dans la changeante humeurdu temps, du temps sans heure et sans visage,J'aurai vécu à profonde saveur,Cherchant un peu de terre sous mes pieds.J'aurai vécu à profondes gorgées,buvant le temps, buvant tout l'air du temps,et tout le vin qui coule dans le temps.
Malgré la richesse de ce numéro reprenant le thème de notre Colloque, Le Rêve, indice de transformation psychique, c'est avec le coeur lourd que je commence l'éditorial aujourd'hui.
C'est que, depuis le colloque, André Alsteens nous a quittés.
Depuis septembre, chaque réunion, chaque nouvelle activité de notre société nous fait mesurer la place qu'il avait pour nous et le vide que nous laisse son décès. Dans toutes ces activités, la Revue tient une place toute particulière. André Alsteens a d'abord participé à sa mise en chantier, soutenant activement Maurice Haber dans la création de la Revue. Pendant des années, il a été l'un des piliers et l'un des moteurs de la Revue. Membre du comité de rédaction pendant douze ans, sa présence et son enthousiasme se retrouvent dans une douzaine d'articles, presque autant de “réflexions critiques”… Quant aux notes de lectures, pratiquement il en a écrites dans presque tous les numéros. De cet intense travail, se dégagent plusieurs axes de réflexions: l'importance du cadre dans le travail analytique, la question de la réalité dans la cure et surtout le travail avec les adolescents où les questions de transfert, du narcissisme et du cadre sont toujours si aigüs.