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Passionnant, le Colloque a réveillé la fascination qu'exercent les rêves.
Chaque nuit, rêver nous ouvre au monde interne dont Meltzer (1983) souligne la réalité aussi tangible et véritable que celle du réel extérieur.
Moins sensible à l'expérience vivante du rêve que ne l'est Meltzer, Freud (1900) s'est pourtant, plus que quiconque, intéressé à cet étrange phénomène. Inlassablement, il a tenté d'en sonder la logique inconsciente dont il rend compte par la notion de « processus primaire ».
A sa suite, d'autres chercheurs se sont efforcés d'en pénétrer les mystères. Parmi eux, le Chilien I. Matte-Blanco (1975) occupe une place prééminente. il distingue deux types de logiques : l'une, asymétrique, régit le fonctionnement conscient; l'autre, symétrique, prévaut dans l'inconscient.
Aristotélicienne, la logique asymétrique est analytique et fondée sur le principe d'identité selon lequel une chose est ce qu'elle est (et non son contraire). Elle différencie, classifie et ordonne. Elle rend possible la conceptualisation du temps et l'espace.
A l'opposé, la logique symétrique fonctionne sur un mode globalisant. Elle facilite l'établissement d'associations, d'équivalences et de symboles. Dans ce système de pensée les relations sont symétriques. Toutes les réciproques y sont vraies : si, par exemple, Catherine est la mère de Sophie, Sophie est également mère de Catherine.
Outre la symétrie, le « principe de généralisation » y organise la vie psychique. En vertu de ce principe, un élément appartient à une classe s'il possède une seule caractéristique commune aux membres de ladite classe. Autre propriété : tous les membres d'une classe sont équivalents et interchangeables. De plus, les aspects négligés dans l'appartenance à la première classe sont pris en compte dans d'autres classes et, ainsi, un même objet peut-il être membre d'une infinité de classes.
Les proportions relatives d'asymétrie et de symétrie permettent d'envisager un gradient de fonctionnements psychiques où les aspects c