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Les références au théâtre abondent dans les écrits psychanalytiques. Freud, le premier, a emprunté à Sophocle son Oedipe et utilisé, à la suite de Fechner, l'expression “l'autre scène” pour désigner l'inconscient. Sans parler des autres métaphores théâtrales qu'il a employées, telles que, par exemple, “représentation”, “figuration”, “dramatisation”, ni des articles qu'il a consacrés à l'étude d'oeuvres théâtrales. Certains de ses disciples, tels que Jones, ont d'ailleurs suivi son exemple et se sont laissés aller au plaisir de la psychanalyse appliquée au théâtre. Par ailleurs, plus près de nous, Green (1), Mannoni (2), Gillibert (3), Florence (4), Attigui (5), Thoret (6), et d'autres encore, ont proposé une lecture psychanalytique du théâtre et de certaines de ses oeuvres.
Je me propose de contribuer à ce débat en tentant de mettre en relief ce qui définit l'essence du théâtre, sa théâtralité, afin de voir s'il existe des rapports plus profonds entre la psychanalyse et le théâtre que celui de l'usage des métaphores que ce dernier inspire aux cliniciens. Cette question trouve sa pertinence dans les “nouvelles maladies de l'âme” qui confrontent la psychanalyse contemporaine.
Qu'est-ce que les psychanalystes ont à dire sur l'homme d'aujourd'hui qui vient les consulter pour soulager sa souffrance psychique? Plusieurs (Green (7), Kristeva (8), McDougall (9), Roussillon (9) rapportent avoir