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Si l'attention ne figure pas dans le Vocabulaire de la Psychanalyse (J. Laplanche et J.-B. Pontalis), des articles comme : attention flottante, contre-investissement, surinvestissement, pare-excitations y font allusion. La notion n'est pas tombée en désuétude. Nombre d'auteurs l'intègrent à leurs travaux (Bion et Meltzer, en particulier).
L'attention est essentielle dans la première théorie freudienne de l'appareil psychique, l'Esquisse (1). C'est elle que je résume en fonction du concept étudié.
L'Esquisse représente un appareil à expliquer les explications que Freud s'est donné d'un certain nombre de découvertes fascinantes (sens du rêve, du symptôme hystérique; conscience-perception, etc.). Il l'écrit avec fébrilité en automne 1895. Tantôt fier et heureux, tantôt abattu et malheureux, il confie le document à Fliess. Mais un dernier chapitre manque. Freud achoppe sur le refoulement. Faille de sa construction, la question du refoulement est aussi l'aiguillon heuristique dont les effets ultérieurs relèguent le bel ouvrage aux oubliettes.
La première mention du terme «attention » vise la réceptivité de la personne capable de secourir «l'organisme humain à ses stades précoces »; et ce, par une action spécifique apaisant la tension du besoin. L'attention d'une personne «expérimentée » est préalable à ce qui déclenche l'ensemble des réactions constitutives de l'expérience de satisfaction. C'est aussi par l'attention portée aux décharges réflexes (les cris du nourrisson) que celles-ci acquièrent une fonction secondaire d'une extrême importance : la compréhension mutuelle.