You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Les questions au centre de nos débats, la question de la psychothérapie versus la psychanalyse avec au centre, en position intermédiaire, la question des psychothérapies “psychanalytiques” ou celle de ce qu'il y a de “thérapeutique” dans la psychanalyse, sont des questions difficiles pour lesquelles je ne suis pas sûr que nous disposions d'un modèle véritablement incontestable ou référentiel. Il n'est pas dit non plus, à mon avis, que nous puissions faire passer le tranchant ou l'arête de la différenciation par les points définis précisément et, à coup sûr, porteurs d'un système de différenciation pertinent. Il y a sans doute beaucoup plus, dans les pratiques concrètes, quelque chose qui se présente comme un relatif continu um, ou plutôt des formes d'emboîtement, lorsque les praticiens sont suffisamment bien formés en tout cas, plus que des ruptures franches, nettes et emblématiques. Ce sera sans doute l'un des enjeux de notre débat que d'essayer de faire cependant avancer la réflexion à cet égard.
S'il faut bien tenter néanmoins de s'affronter à ces questions, aux critères formels, qui me semblent donner la part trop belle aux éléments manifestes du champ même s'ils présentent d'indéniables aspects identitaire-groupaux, je préfère personnellement les critères processuels, même si ceux-ci sont plus difficiles à penser dans leur spécificité et en tout cas plus difficiles à identifier groupalement, plus difficiles à emblématisés, mais auprès desquels il me semble plus heuristique de chercher les linéaments de principes différenciateurs.
Dans cette perspective il me semble utile d'avancer trois repères organisateurs du champ de la psychothérapie autour desquels penser la question des articulations et des différences des polarités qui le vectorisent.
Une première direction de travail est donnée par la réflexion et l'interrogation sur les “théories” de la souffrance sous-jacentes aux dispositifs et aux pratiques thérapeutiques. C