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Dans un célèbre article d'encyclopédie publié en 1923 (a), Freud définissait, le mot psychanalyse en écrivant qu'il « est le nom: 1) d'un procédé d'investigation des processus psychiques, qui autrement sont à peine accessibles; 2) d'une méthode de traitement des troubles névrotiques, qui se fondent sur cette investigation; 3) d'une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et qui fusionnent progressivement en une discipline nouvelle. »
Comme vous le savez, la liaison organique de ces trois points a contribué et continue à contribuer à l'originalité de la psychanalyse et c'est donc, si non sans complexité en tous les cas sans ambiguïté que, sous des formes diverses, Freud a régulièrement rappelé tout au long de son oeuvre que, pour l'une de ses facettes, il la concevait bien comme une branche de la psychothérapie ayant « comme objectif la guérison des maladies nerveuses fonctionnelles (troubles de l'âme) à l'aide d'une technique spécifique, » (Freud—1919a)
Mais il est également évident que c'est un rapport nouveau et problématique que Freud a ouvert avec les notions de soin et de guérison, un rapport qui s'est imposé dès l'originaire de sa découverte et qui n'a cessé, depuis, de la travailler au sein de toutes les entreprises psychanalytiques.
Là où, comme je tenterai de le montrer plus loin, les techniques psychothérapiques, qu'elles soient d'allures comportementales, cognitives, suggestives, conçoivent classiquement la mise en œuvre des divers outils qu'elles ont pu élaborer en fonction directe de leur efficacité attendue sur la souffrance et les symptômes psychiques individuels, familiaux ou groupaux et cela dans le but premier d'arriver à les dépasser, les supprimer ou à les rendre plus supportables, la psychanalyse, quant à elle, se retrouve à plonger ses protagonistes en des rapports qui s'avèrent être paradoxaux vis à vis des notions de « soin » et de « guérison » où, d'une certaine manière et de par l'opé