You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
La dernière fois où j'ai eu l'occasion de discuter, un peu longuement, avec Jim Innes-Smith, c'était dans le décours d'un colloque de la Société Belge de Psychanalyse consacré au rêve. J'avais eu envie de lui parler de la traduction en français d'un ouvrage de Fairbairn, publication nouvelle dont il était une des chevilles ouvrières. Je découvrais, moi, avec beaucoup d'intérêt, une oeuvre que je connaissais mal mais dont je savais qu'elle avait eu sur lui et son cheminement d'analyste, une importance considérable. J'étais avide d'en apprendre de sa propre bouche, si possible, un peu plus encore. Il me parta de Fairbairn et, à la fin de cet entretien informel, il me dit avec beaucoup d'amusement que peu de temps avant la parution de ce livre, invité par l'éditeur parisien, il avait eu l'occasion de rencontrer la fille de Fairbairn lors d'un déjeuner commun. « Mais, me dit-il, dans un premier temps j'ai cru que je retrouvais Fairbairn tant était frappante la ressemblance entre cette fille et son père, surtout en ce qui concerne leur allure; mais j'ai bien û me rendre compte que c'était une femme !». Nous nous sommes quittés dans un de ses grand éclat de rire dont il avait le secret et qui le rendaient immédiatement reconnaissable au sein de toute assemblée. C'est l'image que je garde de lui aujourd'hui: un homme profondément humain, infailliblement à l'écoute de lui et de l'autre et de l'ensemble des faits de l'humain auxquels il se trouvait confronté, à la fois sérieux et amusé par la richesse de ce qu'il tentait de découvrir et de comprendre.
Sans le savoir, il me laissait là, de plus face à un sérieux travail d'élaboration. Je ne l'ai plus rencontré que fort brièvement à Kortenberg, après son exposé dont la traduction est reprise ici sous le titre de « Réflexions de réflexion». Je voulais alors le remercier pour la richesse et la grande créativité dont il avait fait preuve dans son exposé. Je br-lais de l'envie d'aller plus loin dans la découverte de Fairbairn et du