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Un beau jour du mois de février, ayant un peu de temps libre et quelques curiosités sur les dernières parutions du mois, je me suis rendue chez le libraire qui, connaissant mes intérêts pour la psychanalyse, m'a signalé le dernier numéro de la RBP. J'ai découvert, avec émotion, qu'il s'agissait d'un numéro consacré aux textes de James Innes-Smith, j'ai retrouvé entre autre la présentation qu'il avait fait au Congrès sur le rêve à Kortenberg, auquel j'avais participé. J'ai pensé, avec beaucoup de gratitude, à l'entretien que j'avais eu avec lui peu avant sa mort et aux mots précieux d'encouragement qu'il m'avait laissé à cette occasion. Je tenais donc entre mes mains ce numéro de la revue comme un numéro spécial, à garder avec soin et à lire avec attention.
Je me trouvais dans cet état d'esprit lorsque, presque par hasard, mon oeil tombe (c'est bien le cas de le dire !) sur un communiqué du Comité de Rédaction qui disait littéralement se désolidariser des propos antisémites tenus par D. Meltzer. Ai-je bien lu? Oui, les propos antisémites de Donald Meltzer ! Je me souviens de son entretien dans le numéro précédent de la revue et je ne trouve rien qui laisse transparaître un supposé antisémitisme ! En pensant à la gravité de cette affirmation, je suis surprise du fait que, dans le petit communiqué, le comité de rédaction ne fait aucune référence à un passage, à une phrase dans le texte de D. Meltzer, qui aurait pu justifier une telle affirmation, qui commence à me sembler non seulement surprenante mais aussi tendancieuse. Toutefois, pour éviter des jugements trop rapides, je regarde qui fait partie du Comité de Rédaction de la Revue : je trouve parmi eux le nom d'une collègue, à laquelle je décide de téléphoner pour demander quelques explications. Elle m'explique : il faut vraiment lire entre les lignes, quatre fois, moi aussi la première fois je n'avais rien remarqué ! Elle m'invite ensuite, très amicalement, à prendre ma plume pour participer au débat proposé par la r