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Intéressée par le sujet, et désireuse de revisiter un auteur dont l'ceuvre m'était restée inconnue (hormis son “Abrégé de psychologie pathologique”), j'ai décidé de m'y aventurer.
Jean Bergeret est psychiatre et psychanalyste, professeur émérite à l'université, Lyon 2., connu par ses travaux sur les cas limites, la violence fondamentale et la pathologie du narcissisme. C'est dans la continuité de ses hypothèses que ce dernier livre s'inscrit. Il s'entoure de huit psychanalystes pour tenter d'ouvrir un dialogue autour du concept d'homosexualité qui prête à confusion. Il lui semble nécessaire de sortir des ambiguïtés qui l'entoure depuis le début de la psychanalyse, en se centrant plutôt sur le registre affectif et relationnel que comportemental. Pour ce faire, il prend comme référence l'article de Ferenczi “L'homoérotisme : nosologie de l'homosexualité masculine” . Ce terme lui semble plus pertinent pour décrire la situation relationnelle entre deux êtres qui se considèrent comme semblables. Il s'agit du plaisir recherché dans la contemplation en miroir de l'image d'un semblable; ce qui relève d'une relation du registre prégénital, puisque selon l'auteur le véritable objet sexuel est défini comme différent du sujet dans sa nature, égal à lui dans ses capacités et jouant un rôle complémentaire. Il réserve le terme “d'homosexualité” seulement aux sujets ayant une organisation oedipienne et régressant pour se rassurer devant les dangers liés à un choix oedipien.
L'auteur reprend la notion de “stade” introduite par Freud en même temps que le concept de narcissisme . Il distingue l'étape narcissique (auto, puis homoérotique) de celle réellement objectale (réservée à l'cedipe).
A l'appui de son hypothèse, l'auteur propose : “ll semble que l'impasse conceptuelle constatée provienne de la vue synchronique des oppositions pulsionnelles (pulsions du moi et sexuelles) au lieu d'envisager une relation diachronique portant sur l'évolution progressive des modes d'investissement des d