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Cheminons ensemble du réel au rêve.
Les auteurs post-kleiniens et le Rapport de R. Roussiilon au Congrès des Romanes de 1995 nourriront notre réflexion. Sans être explicitée par l'auteur, sa recherche traitant de la symbolisation primaire me semble la traduction des avancées post-kleiniennes en vocabulaire freudien. Passionnante, sa tentative est pourtant semée d'embûches. Son apport essentiel réside dans ia mise en exergue de la valeur heuristique du concept de « symbolisation primaire »—non reconnu jusqu'à présent par la mouvance orthodoxe—et de ne pas confiner le travail psychique à la création de représentations pulsionnelles, chères à Freud. Par contre, son assimilation de la symbolisation primaire à la constitution de représentations de choses, pose problème. J'y reviendrai.
La réalité psychique s'appréhende selon d'innombrables points de vue, mais trois vertex président principalement à la métabolisation de toute nouvelle expérience émotionnelle. Outre la représentation pulsionnelle, la bonne « digestion symbolique » des éprouvés exige la figuration de l'impact de l'objet et l'autchsymbolisation des processus correspondants chez le sujet.
La perspective génétique nous l'apprend, le détour par l'objet est requis pour initier la psyché naissante à la symbolisation. Ses inévitables failles et défauts réclament, à leur tour, d'être pensés. Si l'objet est gravement défaillant, la figuration de son impact délétère permet au sujet de s'en dégager. Alors les représentations pulsionnelles ont la portion congrue. L'activité symbolique œuvre principalement à la constitution des fondements narcissiques. L'auto-symbolisation du fonctionnement psychique s'impose à cette fin. En s'auto-observant et s'auto-représentant, le sujet se constitue peu à peu. Ce travail incombe à la part inconsciente du Moi.
Pour rendre compte de la figuration de l'impact du réel, la notion bionienne d'élément-ct me semble s'imposer. Trop dépendante du principe de plaisir, du besoin de décharge et de l