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Le colloque de la S. B. P. organisé en février 2001 a permis de témoigner des travaux de recherche d'un groupe d'analystes sur les effets de la réalité dans l'inconscient, travaux dont M. Van Lysebeth a déjà rendu compte dans un précédent article (7).
Je voudrais reprendre ici quelques éléments théoriques en regard de la pratique.
L'analyse du matériel clinique étudié dans le groupe de recherche fait apparaître que des sollicitations aussi ténues soient-elles du cadre analytique contribuent à perturber la régulation des investissements psychiques, exigeant du patient comme de l'analyste un surcroît de travail mental, le plus souvent très ardu.
En effet, un léger retard, une moindre attention de l'analyste, sa rencontre fortuite au dehors… débusque des aspects de réalité susceptibles de pourfendre l'aire d'illusion entretenue avec lui et de créer par conséquent les conditions d'un mini-traumatisme, dans la mesure où les capacités symbolisantes de l'analysant ne peuvent assurer leur fonction de liaison. Soit celles-ci figurent l'événement et le dynamisent fantasmatiquement, soit, et c'est le cas qui nous occupe, elles se figent dans une précipitation sidérante.
Cela se traduit généralement par une méconnaissance de l'instant traumatique et lorsqu'un rêve survient, bien que la figuration en soit formellement très explicite, elle se trouve coupée du vécu émotionnel ainsi que de toute représentation conflictuelle; de même, le rêveur ne témoigne d'aucune conscience de l'enjeu au cours de son récit.
En lieu et place, les perceptions sont avivées, non pas dans la quête de l'objet sexuel, mais dans l'urgence d'une ressaisie qui s'attache à maintenir la cohésion psychique en appui sur les qualités de l'objet primaire. L'objet est requis afin de garantir le sentiment de continuité, de cohésion interne, d'identité. Les contours de l'objet, sa surface projective importent davantage pour sa fonction contenante que son apport en terme de réalisation de désir.
Il convient don