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Le livre de Bernard Penot, construit à partir de son rapport présenté au Congrès des psychanalystes de langue française en I998 à Paris (in Revue française de psychanalyse, 1999 n° 5), « La passion du sujet, entre puisionnalité et signifiance », interroge une problématique cruciale dans la clinique d'aujourd'hui, celle de la subjectivation dont les troubles se font de plus en plus fréquents. Pour développer son propos, l'auteur s'appuie sur une théorisation qui allie les apports freudiens et iacaniens ainsi que sur sa riche expérience clinique des adolescents.
Bernard Penot connaît bien l'oeuvre de Lacan et la pertinence de sa contribution dans le domaine qu'il explore, celui de la constitution du sujet dans son rapport à « l'autre de la pulsion ». Cependant, il reste profondément freudien: son mérite est d'intégrer à la théorie freudienne de la pulsion ce qu'il choisit de retenir comme heuristique dans l'approche lacanienne, postulant dès lors une « conjonction de l'énergie pulsionnelle et de la signifiance »; et B. Penot d'exprimer qu'il « place le surgissement du(dit) sujet entre le réel de la pulsion, d'une part, et la charge symbolique des réactions (messages) de la mère ». Dans cette optique, B. Penot accorde toute la place qui lui revient à la symbolisation au point, d'ailleurs, qu'on peut se poser la question de savoir ce qui différencie subjectivation et symbolisation. Ainsi en est-il quant il pose la « répétition agie » comme « agent pulsionnel en défaut de subjectivation » du fait d'un rapport signifiant défectueux au départ.
Et la signifiance, c'est dans la rencontre avec l'objet qu'elle trouve son ancrage. Aussi B. Penot insiste-t-il sur la place des « transactions pulsionnelles avec la mère et des réponses de celles-ci », signant par là l'importance qu'il accorde à l'investissement parental, position qui, au-delà du vocabulaire utilisé, n'est pas sans en rappeler d'autres, celles qui, par exemple, concerne la fonction transformatrice de la « rêverie mate