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Le thème de la liberté est et demeure une de ces questions qui n'a cessé de hanter la réflexion humaine.
Toute l'histoire des idées est remplie de débats tournant autour de ce problème: oui ou non l'être humain peut-il se considérer, en dépit de tous les déterminismes qui l'encadrent, comme capable de revendiquer un libre arbitre?
Depuis l'antiquité, philosophes, juristes, religieux, scientifiques, sociologues, politiques ont affronté cette énigme.
Je remercie notre collègue de s'être à son tour » coltinée « à cette épineuse interrogation et de poser, à nouveau, la question sur le terrain de la psychanalyse et de sa pratique la cure analytique.
A première vue, et à la suite de Galilée et de Darwin, Freud est plutôt rangé dans le camp de ceux qui ont porté un rude coup au narcissisme tout puissant de l'homme.
Lui qui se croyait au centre de l'univers, au centre de la création, le voilà qu'il n'est même plus au centre de lui-même.
Alors qu'il croyait faire l'ange, le voilà qui fait la bête.
Quand il se croit libre, c'est-à-dire libéré de ses contraintes, il ne fait que s'aveugler.
Il est déterminé par dieu, par son cerveau, par son milieu, par son inconscient, par le langage, par ses hormones, par ses neuromédiateurs et son sentiment de liberté n'est qu'une vague écume qu'il se raconte à lui-même pour tenter de croire, envers et contre tout, qu'il pourrait tout de même influer sur son destin.
Comme l'écrit S. Heenen-Wolff:»Pouvons-nous, en tant qu'analystes, présumer que l'homme puisse réfléchir librement si nous pensons en même temps avec Freud que déjà la simple « perception » est un acte interférant avec la satisfaction hallucinatoire du désir et évidemment aussi avec les maintes défenses qui peuvent être suscitées par une perception excitante ou angoissante par exemple «.