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« ….l'irrésistible attrait du judaïsme et des juifs, beaucoup d'obscures forces émotionnelles…” (Freud 1926) (1)
Contrairement aux reproches réitérés à l'encontre de la psychanalyse d'insuffisamment se préoccuper de questions sociales, voire du fondement culturel et politique de nos sociétés, nous pouvons constater qu'une grande partie de l'œuvre de Freud, ainsi que celle de beaucoup de ses successeurs, est consacrée justement à ces questions-là ! Parmi les écrits les plus connus du fondateur de la psychanalyse, citons : Psychopathologie de la Vie Quotidienne, Totem et Tabou, Malaise dans la Civilisation, l'Avenir d'une Illusion, Psychologie des Masses et Analyse du Moi, et l'Homme Moïse, bien entendu.
Même les travaux freudiens qui, apparemment, ne sont centrés que sur le fonctionnement psychique interne de l'individu renvoient aussi à un questionnement de la dimension sociale. Ainsi, dans l'article « Le Moi et le ça » par exemple, Freud compare le travail le plus individuel en séance d'analyse à l'assèchement du Zuyderzee, projet considéré comme le modèle même de la Kulturarbeit, travail de civilisation entrepris par une collectivité. Sa compréhension quant au Sur-Moi du sujet montre aussi clairement à quel point Freud était convaincu d'une intrication des plus intimes entre le culturel, le social