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Le plaisir est toujours grand à la découverte d'un nouveau livre d'Antonino Ferro.
Rigueur et clarté des développements théoriques, force créative des illustrations cliniques sont ici mises au service d'un approfondissement de sa pensée.
Développant les théories de Bion, des Baranger et faisant suite à ces précédents travaux, l'auteur aborde les différents « lieux » de pathologie psychique ainsi que les mécanismes de défense. Le premier d'entre eux résulterait d'un agrégat de « faits non digérés » et constituerait la première source de transfert. Sont également passés en revue le narcissisme, le traumatisme, la frustration, la pulsion de mort (chapitre 1). Celle-ci est conçue comme la résultante d'une transmission transgénérationnelle d'éléments béta non transformés et non élaborés en raison des capacités de mentalisation de l'espèce humaine, récemment acquises et relativement limitées (1).
Au fil de l'ouvrage l'auteur nous permet de partager ses conceptions théorico-cliniques : en vrai narrateur, doué pour les métaphores, il nous propose sa clinique, non pour démontrer sa théorie, mais pour la partager avec le lecteur. Sont ainsi illustrées les microtransformations en séance, dans des cures d'enfants et d'adultes, ainsi que des macrotransformations advenues sur le long terme (analyse de Cario, chapitre 7).
Il y a une concordance heureuse entre la forme et le contenu, entre les qualités narratives de l'auteur, son style vivant et imagé, et les processus en devenir qu'il nous illustre. Ces processus