You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Bien que nous ayons reçu les trois premiers articles de ce numéro séparément et sans concertation des auteurs entre eux, nous considérons au sein du comité de lecture qu'ils peuvent être lus comme un ensemble.
En effet, è la question de S. Wolff « y a-t-il un changement de paradigme en psychanalyse? », article essentiellement théorique, semblent répondre comme illustrations cliniques les articles de M. Hebbrecht et M. Giovannetti.
Pourquoi un changement de paradigme?
S. Wolff rappelle d'abord la position freudienne « classique » : l'être humain reste assujetti structurellement è un conflit pulsionnel originaire, celui du combat entre ses pulsions sexuelles et la loi symbolique de l'interdit de l'inceste, nécessité culturelle du vivre en société.
Elle rappelle que pour Freud : « chaque individu est virtuellement un ennemi de la culture ».
Dès lors le complexe oedipien, son caractère structurant, la nécessité d'admettre la différence des sexes et des générations, tous ces concepts concourent è placer ce complexe paternel au centre non seulement du processus analytique mais aussi au centre d'une vision anthropologique où meurtre du père de la horde primitive, meurtre du père oedipien et culpabilité primaire constituent le drame que doit élaborer tout être humain sur la voie de l'hominisation. La loi symbolique s'oppose aux visées pulsionnelles.
Dans la psychanalyse contemporaine, en tout cas chez certains de ses représentants (Ogden, Ferro), l'auteur pense qu'il y aurait un glissement vers un nouveau paradigme, parfois d'ailleurs revendiqué comme tel.
Les échecs thérapeutiques et l'élargissement des indications de l'analyse ont très tôt préoccupé certains analystes (Freud le premier mais surtout Ferenczi puis d'autres) qui ont envisagé des aménagements de la cure type.