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La première chose qui me vient è l'esprit lorsque je pense au traitement des personnalités narcissiques, c'est James Bond, l'exemple même du narcissisme phallique qui, immanquablement, en appelle è nos propres idées de grandeur. Bond reste éternellement jeune, les plus belles femmes tombent è ses pieds et pourtant, il ne cède pas è leurs charmes. Il prend congé de ses conquêtes sans le moindre problème, il parvient toujours è se tirer d'affaire, bref il est invulnérable. La belle-mère dans le célèbre conte “Blanche-Neige et les sept nains” apparaît également dans mes associations. Ici, l'histoire est plus tragique ! Cette femme désire que le miroir magique lui confirme sa beauté. Mais un jour l'illusion est rompue, la vérité est dite alors qu'elle vient de réitérer sa sempiternelle question chose qu'il vaut d'ailleurs mieux ne pas faire avec les personnes narcissiques. La réponse est è la fois claire, sincère et blessante : la plus belle du royaume n'est pas la Reine, mais Blanche-Neige. Le conte est raconté du point de vue de Blanche-Neige avec peu d'empathie pour cette reine qui prend de l'âge. La belle-mère, blessée dans son amour-propre, ne peut supporter le sentiment de petitesse qui l'envahit. Pour elle, ce sentiment d'insignifiance est insoutenable. Elle ne peut ni s'ouvrir ni attendre aucun geste de consolation. Elle est seulement emplie de haine et songe è une vengeance froide et calculée, une chose que l'on définit comme la rage narcissique (Bettelheim, 1993). Enfin, je songe également è la magistrale étude sur le narcissisme que l'auteur Oscar Wilde nous offre, notamment dans son roman écrit en 1891 : “The Picture of Dorian Gray” (Le portrait de Dorian Gray). Le portrait de Dorian Gray peint par Basil Hallward laisse apparaître le visage d'un jeune dieu.