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Lorsqu'une personne s'adresse à nous, c'est parce qu'elle est dans une souffrance dont elle n'arrive pas à sortir. Nous allons donc l'accompagner dans un processus où, progressivement, elle pourra se représenter son monde interne et ce qui, dans ce monde interne est source de conflit, de blocage, de souvenirs douloureux… Mais pour certains patients, le dispositif « classique » de la cure ou de la psychothérapie analytique en face à face se révèlent être des outils inadaptés, insuffisants, voire menaçants. Ceci concerne par exemple des personnes qui n'arrivent pas à entrer en contact avec leurs affects et avec leur monde interne, à se le représenter avec toute la complexité des conflits qui s'y nouent. Il s'agit aussi de patients pour qui la relation duelle est trop menaçante pour pouvoir être supportée.
Pour ces personnes, on pense alors à des dispositifs thérapeutiques différents comme les thérapies à média. Parmi celles-ci, on peut citer le psychodrame analytique ou la musicothérapie. C'est précisément à propos de ce dernier outil thérapeutique que je souhaite amener quelques éléments en déroulant un fil qui nous mènera de l'originaire aux processus de symbolisation en passant par la fonction élaborative du sonore.
Bien que nous parlions de musicothérapie, j'utiliserai le terme de « sonore » à la place de musique parce qu'il me semble davantage refléter la plasticité et l'étendue des registres couverts par ce médium. Sonore… le terme pourrait paraître erroné. Néanmoins, si on se réfère au dictionnaire « Robert », « sonore » est défini comme « un phénomène physique ou sensation auditive ». Voilà qui nous plonge d'emblée au cœur d'une des caractéristiques de ce monde de sons : celle de mêler phénomène et sensation, la source et son