You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
A propos de la parution du “Livre Noir de la Psychanalyse”, nous avons assisté dans la grande presse à un débat fort confus.
Les psychanalystes y ont été présentés par certains comme des penseurs dogmatiques, fermés à toute approche ne relevant pas de leur discipline, ou comme des praticiens obtus et irréalistes supposant à toute thérapeutique différant de leur pratique propre.
Il m'a paru opportun de clarifier quelques notions.
“La psychanalyse” recouvre plusieurs réalités qui ne sont pas toujours clairement distinguées :
Tout d'abord une théorie du fonctionnement psychique,
ensuite une pratique thérapeutique, la “cure type” (séances fréquentes sur divan),
enfin, une gamme fort large de démarches thérapeutiques inspirées par la compréhension psychanalytique du fonctionnement psychique.
Freud a montré le lien entre certains symptômes psychiques (des conversion hystériques, des phobies par exemple) et des conflits intérieurs se situant sur le plan de l'imaginaire, le plus souvent inconscient. Il a été amené à construire un modèle permettant de rendre compte des mécanismes en jeu sur le plan du fonctionnement psychique qu'il observait chez ses patients. Il a dû inventer un nouveau langage pour cerner de nouveaux concepts, (par exemple l'Inconscient, le Refoulement, le Ca, le Moi, le Surmoi etc.).
Au cours de sa vie, Freud n'a cessé de remanier sa théorie et d'affirmer le caractère provisoire de ses concepts. Il a bien sûr emprunté certaines notions à la culture de son temps. Il a élaboré une méthode thérapeutique basée au départ sur la prise de conscience des conflits intérieurs pathogènes.