You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Lors de notre dernier colloque consacré à Psychanalyse et Culture, nous étions quelques-uns à éprouver le besoin de relancer le débat du côté du corps en proposant d'y consacrer le prochain colloque.
Pour ma part, je considère comme un mouvement inévitable et fructueux celui d'un balancier qui indiquerait les deux champs qui bordent le psychisme: la culture et le corps biologique.
Ceci est particulièrement bien décrit dans le livre d'A. Green (1995) «La causalité psychique».
Animal culturel, l'homo sapiens n'a cessé de se penser dans cette double appartenance.
Si, aujourd'hui, nous parlons plus particulièrement du corps, vous verrez que le travail de culture est déjà présent à ce niveau.
Parler du corps en psychanalyse reste cependant une entreprise délicate tant est complexe le problème soulevé:
Tout d'abord, on est frappé par un décalage théorico-pratique. Voilà en effet une chose bien étrange de parler du corps alors que dans sa pratique de la cure analytique, l'analyste semble préoccupé surtout de langage, le corps étant mis au repos afin de favoriser l'émergence des représentations et des affects. Le corps n'y est pas tout à fait étranger mais il apparaît surtout sur le mode du non verbal qui peut moduler la communication mais reste périphérique par rapport à ce qui demeure le centre du processus, l'échange verbal entre les deux protagonistes, au point qu'un des courants analytique, le lacanien, a placé le langage au centre théorique de sa conception. Par contre, dans la théorie et notamment la théorie des pulsions, le psychisme reste fermement ancré dans le biologique; nombre de concepts chez Freud ont une origine manifestement biologique.
Un langage biologique pour parler du psychisme comme pour en assurer l'assise est constamment présent au travers de notions telles que énergie libre/liée, homéostasie, décharge, point de vue économique…
Freud gardera toujours l'espoir qu'un jour l'explication biologique viendrait confirmer la théorie psychique, ou à tou