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Cinquante numéros, un quart de siècle !
Je me souviens des discussions au bureau élargi avant d'oser prendre la décision de nous lancer dans la publication d'une Revue Belge de Psychanalyse. La ténacité et l'optimisme de Maurice Haber ont réussi à vaincre les résistances des timorés et des pessimistes. Ce numéro lui prouvera qu'il avait raison.
L'idée originale de Jacques Delaunoy de nous faire relire le texte que nous avions écrit pour le premier numéro de la Revue Belge de Psychanalyse, nous confronte à la constatation qu'en vingt-cinq ans les idées évoluent ainsi que les termes utilisés pour les exprimer. Parfois le terme reste le même mais la signification que la communauté psychanalytique lui donne a évolué.
Mon article était une réaction à celui de Jacqueline Godfrind paru dans le même numéro: « Alliance de travail et narcissisme ». Jacqueline y développait l'idée que l'alliance de travail est une des facettes du transfert. Elle a poursuivi et approfondi ses réflexions dans ce domaine comme en témoigne son livre sur « Les deux courants du transfert ».
L'alliance de travail est un concept beaucoup moins utilisé actuellement et les travaux sur les différentes facettes du transfert ou des relations qui unissent l'analysant et l'analyste sont passées par une réflexion sur le contre-transfert.
Au fil des ces vingt-cinq années, l'accent a été mis sur l'utilisation adéquate du contre-transfert. De « bête noire » à maîtriser impérativement, il est devenu un outil permettant de mieux comprendre la relation transfero-contretransférentielle.
En 1990, Michèle Van Lysebeth dans son article: « Une dimension méconnue de la cure: la relation analytique » distingue dans la cure analytique trois types de relations:
la relation transférentielle
la relation au sens usuel