You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'analyste de sexe masculin, exerçant une profession devenue au fil des ans largement féminine, entend régulièrement dire que l'on s'adresse à lui précisément parce qu'il est un homme.
On sait qu'il lui reviendra, le moment venu, de tenter de démêler ce qui dans le choix de l'analyste relève d'un mouvement défensif. Ainsi peut-on a priori penser d'une patiente s'adressant pour un premier travail analytique à un homme qu'elle est mue tant par le désir implicite de se voir renforcée dans sa féminité en étant prise par un homme que par celui d'éviter de rencontrer le transfert maternel de manière trop directe et de miser pour ce faire sur le truchement (étymologiquement celui qui parle pour un(e) autre) du masculin/paternel.
Un homme qui s'adresse à un autre homme peut de la même façon agir une dynamique d'évitement d'un féminin/maternel trop angoissant tout en recherchant un étayage et un renforcement d'une identité masculine vécue comme insuffisamment construite audedans de lui.
A ces situations concernant des patients adultes s'ajoutent celles nombreuses concernant des garçons, enfants ou adolescents, pour lesquels l'adresse à l'analyste se fait encore plus explicite. L'absence d'un homme à la maison du fait du célibat maternel ou à la suite d'une séparation, d'un décès ou tout simplement d'une attitude paternelle démissionnaire est désigné comme facteur de troubles pour le patient et un homme semble alors tout naturellement mieux outillé pour y remédier.
L'analyste n'a pas à occuper la place du tiers paternel dans la réalité, ce qui serait le cas s'il prodiguait des recommandations ou s'il