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Sylvie Consoli, psychanalyste et dermatologue de première formation, nous fait part de son expérience clinique dans un service de médecine interne. Silla Consoli, psychiatre de formation analytique, travaille à l'hôpital général.
Dans leur introduction, les auteurs nous annoncent sous quel angle ils vont approcher les affections de la peau. Je cite: « …sur la surface de la peau et dans la peau s'inscrivent, intimement mêlés, les effets visibles et invisibles, bruyants et silencieux du monde extérieur et du monde intérieur de l'individu: des occupations professionnelles ou de loisirs aux caresses, depuis longtemps refoulées ou oubliées, en passant par les fonctionnements biologiques internes (des gènes aux hormones) ». Le ton est donné. Le style est vif et direct.
Les quatre premiers chapitres sont consacrés aux manifestations cutanées normales et pathologiques. Dans le chapitre intitulé « La peau et les psychanalystes », les auteurs se réfèrent aux écrits de Freud sur le système de pare-excitation, ainsi qu'aux contenants et aux limites de l'espace psychique. Une large place est réservée aux travaux de Didier Anzieu.
Le troisième chapitre, « Les hommes malades de leur peau » établit une corrélation étroite entre la manière dont un patient vit ses manifestations cutanées parfois qualifiées de « monstrueuses » avec le « capital narcissique de l'individu malade… et de la qualité de ses identifications ». Il s'agit de maladies bien visibles comme le psoriasis, le vitiligo, la pelade, la dermatite atopique… et aussi des poussées d'acné à l'adolescence. Nous y lisons: « … c'est la permanence des objets internes du sujet qui, au fil des années permet au sujet de garder le contact avec sa peau, de continuer à vivre cette dernière comme familière et non pas comme étrangère, même si cette peau, que l'on peut ainsi reconnaître toujours comme sienne, a perdu la plupart de ses qualités intrinsèques ». Les auteurs se réfèrent à de multiples reprises à des personnages littéraires ou