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La recherche de S. Ferrières-Pestureau s'articule depuis plusieurs années sur le plan théorique autant que clinique autour de la question de la création artistique tant littéraire que picturale. Citons, pour mémoire, son travail sur la Métaphore ainsi que sur M. Duras1.
Toutefois, le travail de S. Ferrières-Pestureau ne se limite pas simplement à tenter une lecture exhaustive de l'acte créateur. La question est de savoir si la création artistique de la seconde moitié du XXe siècle peut encore être lue avec le système d'analyse de Freud qui « cherche dans le détail » — que l'on pense par exemple au vautour du texte sur Léonard de Vinci — « le fantasme matriciel de la création de l'artiste » ou bien doit-on aussi s'attacher « à cet aspect de la création qui se définirait comme expression d'une expérience du monde, c'est-à-dire la forme de notre rapport au monde, la façon de signifier le monde en montrant non pas le monde (représentation), mais l'expérience que l'on a de cette rencontre avec le monde ».
L'auteur tentera à la fois de réfléchir sur la genèse de l'acte créateur dans l'art moderne — c'est-à-dire celui qui a rompu avec les postulats de la Renaissance fondateurs de la représentation — pour jeter les bases d'une réflexion qui interroge l'art contemporain » où la déliaison… est revendiquée pour elle-même, dans la construction même de l'óuvre et dans son fonctionnement «.
En cela, S. Ferrières-Pestureau rejoint la dimension anthropologique chère à Freud puisque » dans le prolongement de la démarche freudienne face à la création de l'óuvre, il nous faudra plutôt comprendre ce que ces óuvres peuvent nous apprendre sur le fonctionnement psychique de l'homme moderne jusque dans ses formes les plus archaïques «. En ce sens, le travail de l'artiste — même si la genèse de l'acte créateur reste psychanalytiquement mystérieuse — tente de