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C'est à la fin du mois de janvier que notre collègue nous a quittés. Voici déjà quelques années que Ben, comme nous l'appelions tous amicalement, s'était retiré des activités de la Société et de la Revue, entravé dans ses engagements par la maladie, après avoir été très actif dans des rôles certes discrets mais indispensables pour notre développement. Nos bureaux élargis, nos colloques internes, le congrès des psychanalystes de langue française, qui s'appelait encore «les Romanes», à Liège en 1986, la trésorerie de la commission d'enseignement, ont bénéficié de ses talents d'organisateur. Trésorier de la Revue Belge depuis sa création en 1982, il a été pour le comité de rédaction un précieux soutien, par son dynamisme et ses conseils judicieux en matière financière. Nous gardons de lui le souvenir d'un collègue jovial qui aimait plaisanter — il avait un répertoire de blagues inépuisable! — mais aussi secret, marqué par les blessures de sa vie au moment de la guerre. Nous tenions à exprimer notre gratitude à son égard et à garder vivant son souvenir.