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Les nouvelles techniques de Procréation médicalement assistée (PMA) ainsi que l'évolution des mœurs ont fait émerger de nouveaux modes de parentalité, parmi lesquels celui des homosexuels revendiquant un «droit à l'enfant», et ont conduit à un éclatement des dimensions (bio-logique, légale et sociale) de la fonction paternelle et maternelle. Dans cette perspective, les travaux sur l'homoparentalité revêtent une valeur d'analyse de notre modernité et de notre devenir sociaux, et dépas-sent ainsi largement le champ d'une seule discipline en interpelant la sociologie, le droit, l'anthropologie, la science politique, la psychologie clinique, la psychanalyse.
Les Anglo-saxons ont initialement abordé ce terrain de recherche. Les premières études, essentiellement empiriques, datent des années 1970 (Gross, 2003; Grossman, 2001). Elles portent sur les parents gays ou lesbiens et leurs enfants, avec, en arrière-plan, l'inquiétude des magistrats et travailleurs sociaux sur l'éducation et le développement affectif de ces enfants. Ces très nombreuses études, parfois à caractère longitudinal (comme la fameuse étude de F. Tasker et S. Golombok en Angleterre, qui visent à cerner d'éventuels problèmes d'identité et d'orientation sexuelles, de développement émotionnel et intellectuel, de relations sociales des enfants avec leurs pairs, de risques d'abus sexuels du fait de l'amalgame entre homosexualité et pédophilie), n'ont relevé aucune différence fondamentale entre les enfants élevés par des parents homosexuels et ceux élevés par des parents hétérosexuels.
Plus récemment, plusieurs recherches anglo-saxonnes ont tenté de se départir de ce point de vue comparatiste exclusif (qui tend à démontrer la normalité du développement des enfants élevés dans des familles homoparentales) entre parentalité homosexuelle et parentalité hétérosexuelle en s'orientant vers des directions différentes. D'un côté, certaines re