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Pendant plusieurs années, j'ai accompagné quelqu'un qui m'a appris comment le cadre psychanalytique s'imprègne progressivement de configurations successives de significations qui tiennent un temps, puis cédent la place à d'autres nouvelles. Au tout début de la thérapie, l'espace thérapeutique se ressentait comme une pièce vide dans laquelle je me sentais pour ainsi dire enfermé avec un bourdon. Je ne puis plus me souvenir de contenus concrets, mais bien d'un son monotone irritant. Pourtant, la patiente, encore adolescente à l'époque, à réussi à susciter ma curiosité lorsqu'elle s'est mise à parler spontanément de son intérêt pour l'humain. Comme si le bourdonnement était interrompu par une voix désirante. L'espace analytique prit ensuite l'allure d'une classe laboratoire où elle pouvait explorer des ressentis sexuels. ultérieurement, l'espace suscita en moi des fantaisies qui me faisaient penser à la chambre de la chanson “Margootje” de Wim Sonneveld à propos d'une femme qui se cache dans l'armoire et qui veut embobiner un homme plus âgé, sans se laisser mettre de côté. Son transfert œdipien apparut sur scène. Peu après, elle me reprocha d'organiser intentionnellement la thérapie pour la rendre amoureuse et ensuite la laisser tomber froidement. Cette période d'amour de transfert a pu lentement être perlaborée. après quelques années, elle revint me voir, dépressive suite à quelques événements traumatiques. Mon identité analytique s'était entre-temps affermie; je n'avais pas trop envie d'entamer avec elle une psychothérapie en face à face. Le dispositif de face à face était trop excitant pour elle; la perception sensorielle renforgait sa résistance et compliquait la comprehénsion intuitive ainsi que l'efficacité analytique. Elle enviait mon attitude équilibrée et me provoquait. J'ai interprété cela comme de l'opposition à une collaboration constructive et productive fertile et qui mène à quelque chose de vivant; elle préférait jouer, pour ensuite prendre d