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Notre collègue Andrée Bauduin s'est éteinte le 9 janvier de cette année 2011.
Je souhaite par ces quelques lignes exprimer l'émotion du comité de rédaction de la Revue Belge de Psychanalyse.
Lors de ses obsèques, Jacques Delaunoy, que je remercie de m'avoir autorisé à le citer, s'adressait à elle avec ces mots :
Chère Andrée,
Je me souviens d'un voyage en voiture où nous revenions tous deux d'une réunion à Bruxelles et où tu me disais, comme à l'accoutumée, ce qui me faisait tant rire :
« Jacques, ne crois-tu pas que j'ai été trop agressive, trop critique au sujet du travail de ce candidat ? Mais, tu vois, je m'emporte et puis je regrette et j'y pense tout le temps.
Quand ça ne va pas, pourtant, je dois le dire ! ».
Pourfendre les faux semblants; nous en parlions tout le long du trajet.
Rugueuse et énergique, ça tu pouvais l'être !
Mais c'est cela aussi, c'est cet engagement, qui t'avait permis, dès les années soixante, de créer l'un des premiers services de pédopsychiatrie à Liège et de développer cette branche qui a tant nourri la réflexion psychodynamique contemporaine.