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Quel article mieux que celui-ci pouvait ouvrir ce recueil? Le titre déjà est explicite: le premier chapitre d'un ouvrage considéré comme une séance de psychanalyse! Quoi de mieux, en effet, pour nous faire entrer au cœur du processus créatif de l'écrivain? Et le livre choisi par Jacqueline Harpman n'est pas anodin non plus. Dans la Recherche, la possibilité de confusion entre le narrateur et l'auteur est constante: le narrateur comme aspect de l'inconscient, l'écriture comme sa mise en forme. Par ailleurs, la Recherche semble bien être un des livres de chevet de Jacqueline Harpman, sur lequel elle revient régulièrement. Les thématiques qu'elle aborde dans cet article parcourent également l'ensemble de sa production romanesque. Pour exemple, Aline, l'héroïne d'Orlanda, est titulaire d'une thèse portant sur le premier chapitre de la Recherche de Proust! Tiens, tiens! Dans ce même roman, n'écrit-elle pas: Quand on dit je, de qui parle-t-on? Le lecteur trouvera quelques pistes de réponses dans les pages qui suivent.
Article publié originellement dans la Revue Française de Psychanalyse, LXIII/2 («Marcel Proust visiteur des psychanalystes»), , p. 457-472. Reproduit avec l'aimable autorisation de la Revue Française de Psychanalyse et des PUF.