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Les quatre textes suivants forment un ensemble cohérent: ils ont été prononcés dans le cadre de la chaire de poétique de l'université de Louvain. Créée en 1986 à l'initiative du professeur Michel Otten, cette chaire se veut un lieu de rencontre, où des auteurs francophones sont invités à venir s'exprimer sur le processus créateur et la genèse de leurs œuvres, dévoilant ainsi quelque peu «le mystère de la création littéraire». Nous voilà ainsi de nouveau au croisement des deux parcours de Jacqueline Harpman: l'écriture et la psychanalyse. Au détour de ces pages, nous retrouverons Proust (qui en aurait douté?) et des thèmes déjà abordés précédemment: l'écriture comme travail psychanalytique, les rapports entre l'écrivain et ses personnages, le trouble de l'identité avec son miroir littéraire, à savoir la frontière perméable entre le Je narrateur et le Je écrivain… On y découvre également une très maligne (et malicieuse!) analyse de Thérèse Desqueyroux de François Mauriac. Les lecteurs de Jacqueline Harpman y retrouveront aussi Œdipe, la figure fondatrice, ou encore Antigone et, en corollaire, le féminisme et l'engagement de l'auteur pour la condition des femmes.
Cycle de quatre conférences données en 1993, à Louvain-la-Neuve, en Belgique, dans le cadre de la chaire de poétique de l'université de Louvain.