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Au moment où Jean-Paul Matot nous a sollicités pour participer à ce numéro de notre Revue Belge en hommage à André Green, c'est le souhait d'écrire une note de lecture à propos de l'un de ses derniers livres, Illusions et désillusions du travail psychanalytique, qui s'est imposé comme une manière de faire honneur à son engagement clinique et à sa passion pour la psychanalyse. Depuis son article « L'analyste, la symbolisation et l'absence dans le cadre analytique: à propos des changements dans la pratique et l'expérience psychanalytique », en 1974, André Green n'a cessé de s'interroger sur les défis et les particularités posés par la clinique contemporaine. Presque 40 ans plus tard, il nous livre avec générosité les fruits de son expérience clinique et de ses avancées théoriques.
Une fois n'est pas coutume, je vais vous proposer de commencer le livre par la postface, surtout si l'œuvre d'André Green ne vous est pas familière. Fernando Urribarri nous trace un chemin dans l'œuvre complexe de Green, depuis le début des années 1960 jusqu'à ses travaux récents sur le temps et le négatif, qui permet au lecteur de situer les avancées qui apparaissent au fil de la lecture des différents chapitres du livre. Sa profonde connaissance de la pensée de Green apporte un éclairage sur les articulations et les mises en perspective de sa théorie, nous aidant à pénétrer plus avant dans les questions qui ont animé André Green tout au long de sa vie. Le titre de la postface est en lui-měme un hommage: Passion clinique, pensée complexe. Vers la psychanalyse du futur.
Le point de départ du livre est une réflexion qui s'est élaborée au fil du temps à partir du séminaire d'études de cas posant problèmes, qu'André Green dirigeait depuis de nombreuses années, mais réflexion qui est, de fait, le fil rouge de toute son œuvre. Les présentations cliniques reprises dans le livre sont le reflet de ce travail collectif.
La première partie condense les principaux jalons théoriques qui ont traversé son œu