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La théorie psychanalytique de la sexualité féminine est, depuis ses premières formulations, l'objet de controverses. Dès les années 1920, dans un contexte économique et social d'après-guerre, la sexualité féminine devient un objet d'étude récurrent dans les cercles psychanalytiques viennois et anglais, suscitant des divergences théoriques. La théorie phallocentrique freudienne devient le point de référence. Si certains analystes, tels Abraham et Jones, vont remettre en question certains points de la théorie freudienne du féminin, ce sont surtout les femmes psychanalystes, comme H. Deutsch et K. Horney, qui vont amener une autre représentation de la sexualité de la femme. C'est dans ce courant réformateur que vont s'inscrire les travaux de Melanie Klein. Cependant, c'est une vision très personnelle du féminin qu'elle va développer. Dans un premier temps, elle n'aura de cesse de se réclamer des travaux de Freud pour avancer ses découvertes, avant d'affirmer, clinique à l'appui, sa pensée originale.
Dès 1926, grǎce à son travail d'analyse par le jeu avec de très jeunes patients, Melanie Klein met à jour l'existence de stades précoces dans le complexe d'œdipe (Principes psychologiques de l'analyse chez les jeunes enfants). Cette précocité de l'œdipe va entrainer une nouvelle conceptualisation du surmoi, une nouvelle évaluation du concept de l'envie du pénis ainsi qu'une révision de la théorie freudienne de la sexualité féminine. Cette nouvelle conception de l'œdipe marque une étape importante dans le développement de son œuvre qui donnera naissance au concept de position dépressive.
Ses observations et son sens clinique, liés à des capacités d'insight exceptionnelles, vont amener Melanie Klein à modifier profondément la conception de la psychogénèse de la sexualité féminine. C'est un changement complètement novateur en ce sens qu'il ouvre sur la découverte du féminin chez le garçon mais aussi sur le féminin chez la fille et sur l'existence d'un complexe d'œdip