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Dans cette étude, nous nous proposons de retracer, de façon inévitablement partielle, le concept du développement du surmoi dans la pensée psychanalytique.
Nous nous sommes concentrées en particulier sur certaines théorisations qui nous semblaient ětre des fondements importants pour les modifications du concept. Par conséquent, partant de Freud, nous avons approfondi Melanie Klein, Bion, Lacan et Chasseguet Smirgel. Nous avons en outre complété notre exposé, essentiellement théorique, par deux brefs exemples cliniques. Notre objectif est de réaffirmer le caractère actuel de l'instance du surmoi dans la clinique psychanalytique, en essayant d'approfondir, quand c'est possible, les liens, pas toujours clairs d'un point de vue conceptuel, entre le surmoi et l'idéal du moi.
Nous pensons que la compréhension et la transformation du surmoi doivent toujours ětre incluses dans les facteurs thérapeutiques charnières du processus analytique.
Dans le texte Les névropsychoses de défense (1894), il est possible de discerner, pour la première fois, la présence dans la pensée de Freud d'une ébauche du concept de surmoi. L'auteur y met en évidence les autocritiques sévères et les auto-reproches que l'on peut relever dans l'analyse de certains états psychopathologiques.
Dans des lettres ensuite adressées à Fliess , Freud met l'accent sur la gravité des auto-reproches, en particulier dans les névroses obsessionnelles. Dans les textes mentionnés, il n'avait pas encore revu et modifié le thème du traumatisme sexuel infantile «réellement» subi.
Les auto-accusations dans les névroses obsessionnelles sont donc décrites comme un reproche et une punition pour les «expériences» et le plaisir sexuel de l'enfant. Elles auraient également pour fonction