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Nous sommes confrontés dans notre pratique clinique à des difficultés nouvelles quand nous proposons à un patient un travail psychanalytique. La question est de déterminer si nous avons vu apparaître des changements significatifs dans les débuts du processus puis d'en cerner les raisons. Sont-ils dus à un changement de pathologie des patients rencontrés? Quelle est l'influence des changements sociaux dans les possibilités d'accepter les conditions de la cure? Pourquoi et comment cette question se pose-t-elle plus fréquemment aujourd'hui qu'hier? Déjà dans son article sur le « début du traitement », Freud2 nous montre les difficultés rencontrées dans chaque début de traitement, dans chaque nouvelle rencontre. Je reprendrai brièvement le point de vue freudien pour introduire les éventuels changements rencontrés dans notre pratique actuelle, en fonction de mon expérience personnelle et des questions qui sont soulevées dans les supervisions. En effet, depuis quelques années, que ce soit dans ma pratique personnelle, dans mes échanges avec des collègues ou au cours des supervisions, se pose la question des débuts de cure, de la façon de les mener en préparant les patients qui consultent à un travail psychanalytique, éventuellement à une analyse.
Comme Freud, il faut garder présent à l'esprit que chaque début de traitement est unique. Il me semble important de souligner qu'en parallèle à l'écriture de l'article sur le début du traitement, Freud3 travaille sur « Totem et Tabou » et l'élaboration du narcissisme dans l'article qui paraîtra l'année suivante, « Pour introduire le Narcissisme4 ». Nous verrons que les difficultés rencontrées sont en lien avec les problématiques narcissiques et identitaires, si fréquentes dans notre clinique aujourd'hui. Dans les différents axes proposés par Freud pour baliser le début du traitement, j'en ai relevé trois: la question des indications et de ce que Freud appelle le traitement d'essai d'une semaine ou